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Contre la pollution du moi
J’ai une admiration non contenue pour un homme, un vrai: Jacques Lusseyran. Cet homme frappé par accident de cécité à l’âge de 8 ans, résistant dès 1941 alors qu’il n’a que 17 ans, déporté à Buchenwald en 1944-45, brillant philosophe, migrant, conférencier, écrivain… et parti trop tôt – ou alors assez tôt – de ce monde, nous a laissé quelques écrits d’une profondeur émouvante. Il fait partie de ces êtres qui ont connu l’obscurité comme la lumière la plus complète. J’ai « connu » Lusseyran un peu par hasard, comme quand la vie vous met dans les mains un livre que vous deviez lire absolument sans l’avoir recherché pour autant. Ce livre…
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Êtes-vous libres ou dépendants?
Je partage ici une réflexion issue d’échanges avec mes patients. Quelques-uns, une minorité à vrai dire, m’ont fait part de leur souhait d’être vaccinés contre la covid-19 dans le but de retrouver le plus rapidement possible leur « vie d’avant ». Ce peut être des personnes jeunes ou d’âge mûr, peu importe. Le désir de retrouver la « vie d’avant » est vif et sans doute proportionnel au ras-le-bol face à une situation enlisée, un an après le premier confinement. Ce désir est également alimenté par les médias qui se font le relais des politiques sanitaires. Je m’abstiens ici de me prononcer sur ces politiques. Je ne discute pas non plus des motivations purement…
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Tu dois rendre ton coeur fort
On tire une grande inspiration du documentaire «Himalaya, le chemin du ciel», de Marianne Chaud. Le principal protagoniste est un moinillon de 8 ans que l’on voit à un moment donné instruire la réalisatrice: au passage d’un à-pic, l’enfant explique à l’adulte comment faire face à la peur de tomber: Parlant, n’est-ce pas? Je me permets un simple commentaire: «Dis-toi que tu ne tomberas pas» fait appel à la tête: former une résolution, une détermination dans son esprit. «Tu dois rendre ton coeur fort» fait appel au coeur émotionnel qui ne doit pas se laisser déborder par la peur du danger, de la mort. Ainsi, face à toute épreuve tête…
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Histoire de l’eau qui rendit les hommes fous
Quand les eaux furent changées (Un conte soufi suivi de son interprétation) «En des temps très anciens, Khidr, le Maître de Moïse, donna un jour cet avertissement à l’humanité : à une certaine date, toute l’eau disparaîtrait de la terre, hormis celle qui aurait été spécialement mise en réserve. Elle serait alors remplacée par une eau différente qui rendrait les hommes fous. Il ne se trouva qu’un homme pour entendre le sens de ce conseil. Il recueillit de l’eau et se rendit en un lieu sûr où il l’emmagasina ; puis il attendit que changeât la nature de l’eau. A la date fixée, les rivières cessèrent de couler, les puits…